À la fin du mois d’avril, je suis retourné à Hong Kong. J’aurais aimé profiter d’une vue plus dégagée lorsque je suis monté au sommet du pic Victoria, et un peu comme on aurait pu dire en Bretagne ce jour-là : il a fait beau plusieurs fois. Malgré la brume la photo donne déjà une bonne idée de la verticalité des édifices de l’ancienne colonie britannique. Et la verticalité n’est pas qu’architecturale, à Hong Kong les loyers et les nuits d’hôtel atteignent des chiffres vertigineux pour une superficie réduite en comparaison des standards européens ou pékinois… tout ça a de quoi vous faire perdre la tête.
Vue panoramique de Hong Kong depuis le pic Victoria
En octobre l’an dernier, je suis allé pour la première fois arpenter la Grande muraille. À cette époque, j’ai bénéficié de conditions météorologiques clémentes et donc propices à la photographie. C’était sur le site de Bādálǐng (八达岭) qui est la section la plus visitée de cet immense monument en pleine nature.
Contrairement au site de Mùtiányù (慕田峪) que j’ai visité deux fois en 2016, on croise à Bādálǐng des touristes chinois en très grand nombre. Il suffit de compter le nombre de personnes présentes sur ce cliché pour s’en convaincre. On se retrouve ainsi à prendre des photos qui comportent souvent des personnes qui n’étaient pas présentes au moment où l’on a déclenché l’appareil.
C’est aussi l’occasion pour les uns et les autres de demander poliment (et facilement) à se faire photographier sans avoir à recourir à la perche à selfie.
Vue de la Grande Muraille sur le site de Badaling, République populaire de Chine
Panorama créé à partir de 7 photos prises depuis intra Muros à Manille le 9 avril 2014. L’image est assez représentative du paysage urbain de la capitale philippine, avec les constructions en tôle d’un côté et les grands immeubles de certaines résidences privées, lesquelles sont souvent appelées des condos (pour condominiums).
J’ai continué de reconstituer certaines vues à partir de photos. Ce panorama provient de clichés pris en août dernier sur la face sud de la tour du Tambour (鼓楼). On aperçoit tout droit au bout de l’avenue la célèbre colline du parc Jingshan (景山公园).
J’ai souvent arpenté la route qui relie ces deux sites, et à chaque fois je me disais que ce n’était pas si difficile de couvrir la distance qui sépare les deux lieux. Eh bien, il faut croire que ma tête aime altérer le souvenir qu’en ont mes jambes et mes pieds parce que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu mal après avoir effectué ce parcours.
Vue depuis le sommet de la tour du Tambour, Pékin, août 2016.
Il y a quelques jours j’ai découvert le logiciel Hugin, et grâce à lui j’ai pu créer des panoramas à partir de photographies que j’ai prises il y a déjà quelque temps.
Un de mes panoramas préférés est celui de la ville de Manille, aux Philippines.
Au temple de Yonghe ( 雍和宫), je flâne souvent parmi la foule.
Le Yonghegong, c’est un endroit où d’ordinaire on ne prend pas des photos des gigantesques statues de Bouddha parce qu’un écriteau vous ordonne de ne pas le faire, mais c’est un endroit où l’on vient prier.
Ici, le recueillement, la ferveur et l’espoir sont au rendez-vous. On peut presque les deviner à même le regard des fidèles. De mon côté, sans même brûler un bâton d’encens, j’étais déjà exaucé.
Que voulez-vous ? Parfois de simples vœux de ciel bleu et d’air pur se réalisent.