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Intermède commercial à Bontoc

J’ai quitté Sagada pour aller à Banaue. Comme Bontoc était sur le chemin, j’y ai fait quelques emplettes.

Marché couvert de Bontoc
Oignons rouges
Qui veut chiquer du bétel ?
C’est plus coloré aux Philippines
C’est vraiment coloré aux Philippines
Le héros national des Philippines, un certain Jose Rizal

 

Et après cet intermède commercial, je reprends la route

La croisée des chemins

Sagada, deuxième jour

Voici la suite de mon séjour à Sagada. Si le premier jour s’est déroulé sous un ciel gris, le deuxième était bien ensoleillé. La preuve en images :

Sagada dans la brume
Vue panoramique sur les environs de Sagada

 

L’impression qui en découle est nécessairement différente. Ce jour-là, pas d’excursion mais une petite promenade dans cette ville de onze mille habitants à faire quelques achats.

Un bulul, décoré et siégeant à l’entrée d’une boutique de Sagada
Grains de café (gros plan)
Allamanda ?
bougainvillier ?

Séjour à Sagada avec en premier lieu, ses cercueils suspendus

Mise en garde : si vous n’êtes pas d’humeur à lire des choses concernant un site funéraire, alors ce billet de blogue n’est pas pour vous et vous feriez mieux de lire le suivant 🙂 Continuer la lecture de Séjour à Sagada avec en premier lieu, ses cercueils suspendus

Les vélos partagés à Pékin

Vous me demandez : « Le vélo à Pékin ? Si j’en connais un rayon ? »

Un cliché qu’on a des Pékinois est qu’ils aiment faire du vélo. L’engouement pour la petite reine ne se dément pas d’autant que la quasi omniprésence de pistes cyclables rend l’exercice agréable. Et même si beaucoup de Chinois se déplacent désormais en voiture, les deux roues (ou trois) restent incontournables, une chose que confirme la multiplication des vélos en accès libre. Géolocalisés, faciles à déverrouiller, utiliser puis à déposer, les équivalents du Vélib parisien ont des avantages, mais aussi des inconvénients.

D’abord, ils nécessitent d’avoir un téléphone suffisamment intelligent et avec assez d’espace de stockage pour installer l’application d’une des compagnies qui mettent les vélos en partage. Ensuite, pour les étrangers qui n’ont pas forcément réussi à le faire, il faut lier un compte ou une carte bancaire pour effectuer le dépôt de garantie et s’assurer que les paiements de la location seront bien versés. Les applications vérifient aussi votre identité, c’est un préalable. Pour cela, on envoie une photo de soi et une photo de sa pièce d’identité. Le processus est assez rapide, et vous n’aurez pas beaucoup à attendre pour profiter du service.

Alignement de vélos jaunes de la compagnie ofo

 

Étant fan de bicycle race, la chanson de Queen, je trouve cette nouvelle mode bien pratique pour ce qui est de se déplacer dans n’importe quel endroit. Hélas il y a quand même un bémol, qui concerne surtout les piétons. Je n’en suis pas à détourner Téléphone et chanter «Vélo, c’est trop!», mais à la différence des vélos qu’il faut retourner en station, les deux roues partagés ici se retrouvent trop facilement déposés en désordre sur le trottoir. Seules les compagnies ou les personnes soucieuses de leur environnement se donnent la peine de ranger et de trier les vélos. Si bien qu’à l’instar d’autre villes la municipalité de Pékin a fini par refuser l’ajout de vélos supplémentaires (Voir cet article, en anglais, du Quotidien du Peuple : http://en.people.cn/n3/2017/0907/c90000-9266027.html). En effet, la municipalité, où vivent plus de vingt millions d’habitants, compte déjà 2,35 millions de vélos partagés.

Ci-dessous, vous trouverez un petit échantillon de l’encombrement que ça représente, et encore je ne me suis pas attardé à photographier ces monticules formés de vélos entassés, à la chaîne, les uns sur les autres, parce que c’est un spectacle bien trop navrant que vous n’aurez pas de mal à trouver sur d’autres sites que le mien. Vous pourrez également trouver ailleurs des photos de ces vélos parqués dans des endroits insolites ou difficiles d’accès tels qu’au bord d’une autoroute, au bord d’un périphérique, d’un précipice, d’un cours d’eau, etc.

Les jeepneys

Aux Philippines, l’un des transports en commun les plus empruntés est la (ou le) jeepney. Les jeepneys peuvent transporter un peu moins de vingt personnes la plupart du temps, et se substituent aux transports publics.

Précurseurs du covoiturage, les jeepneys suivent, à l’instar des autobus, des itinéraires fixes, inscrits en lettres stylisées le long de la carrosserie. Pour une somme généralement modique, que vous ferez passer de main en main jusqu’au conducteur ou son assistant, ou bien que vous déposerez dans une petite corbeille prévue pour récolter le prix de la course, vous pourrez circuler assis aux côtés d’autres passagers. Les Philippin+e+s étant particulièrement conviviaux+conviviales, il y a de grandes chances pour que le trajet passe plus vite que vous ne le pensiez, surtout si vous commencez à discuter avec vos voisin+e+s. Bien traduit en français, un voyage en jeepney est évidemment ce qu’on appelle être transporté de joie.

Les jeepneys effectuent des trajets aller-retour, et vous pouvez monter à n’importe quel endroit de l’itinéraire en faisant signe depuis le bord de la route, à moins que ce ne soit un coup de klaxon musical qui vous invite à monter à bord. Pour descendre, c’est tout aussi simple, il suffit de prévenir le chauffeur, que vous êtes arrivé+e+s à destination. Pour cela, il est courant de lancer un « para boss », qui s’il n’est pas entendu du premier coup est assez vite relayé par les personnes proches du conducteur. Pour les plus timides, qui ont peur d’ouvrir la bouche, vous pouvez aussi frapper sur le toit, du moins si le plafond n’est pas capitonné (ce qui peut s’avérer pratique si la route est cahoteuse) ou bien tirer sur une petite ficelle reliée à une cloche ou une lampe si ce dispositif existe à bord.

Pour les amateurs de sensations fortes, ou les personnes habituées à respirer du diesel, il est possible de s’accrocher à l’arrière, debout, cramponné à la carrosserie. C’est moins cher, ça fait les bras, mais si le soleil donne alors vous aurez vite la couleur de votre bronzage habituel.

Si les jeepneys vous intriguent, sachez que leur origine remonte à la fin de la seconde guerre mondiale et son surplus de jeeps. Il en existe beaucoup, et tous sont décorés de façon plus ou moins flamboyante. Quelques uns existent avec la climatisation, mais c’est très rare. Beaucoup diffusent la musique que les chauffeurs aiment écouter, et chacun de ces véhicules possède ses propres particularités que je vous laisserai découvrir. Je vous laisse également le lien vers cette page, https://www.flickr.com/groups/philippinejeepneys/pool/ qui en recense un nombre considérable.

Une jeepney roulant sur le boulevard Roxas
Jeepney au bas du magasin Landmark
Jeepney pris en photo à Intramuros
Autre jeepney photographié à Intramuros