En me promenant au parc Ritan (日坛公园) j’ai vu quelqu’un qui s’était improvisé pêcheur, et j’ai aussi vu quelqu’un d’autre qui, lui, s’était dit qu’il y avait du bon à attendre que le poisson tombât tout cru dans l’assiette.

Je me suis promené au 798 et j’y ai parcouru la galerie UCCA où se tient l’exposition Parcours de Zeng Fànzhì (曾梵志), dont les œuvres ont déjà été exposées lors d’une rétrospective au Musée d’art moderne de la ville de Paris.
La visite m’a plu, c’est pourquoi j’en parle ici. L’endroit n’était pas bondé, mais pas désert non plus, chose qui vous laissera profiter des œuvres sans être dérangé. Ceci dit, j’ai quand même eu un peu de mal à photographier l’autoportrait de l’artiste que cache cet autre visiteur.

L’exposition commence par deux immenses paysages exposés dans une seule pièce, puis propose d’autres tableaux notamment ceux avec des masques qui ont rendu l’artiste célèbre, ceux du Hospital Triptych, des auto-portraits, ainsi que des portraits des personnes qui ont inspiré Zeng Fànzhì (曾梵志) comme Lucien Freud et Francis Bacon, et encore d’autres peintures. Si vous n’êtes pas amateur de rougeurs ou de chair peinte, passez votre chemin.
Enfin, si vous êtes à Pékin et que l’envie vous prend de visiter cette exposition, sachez qu’elle fermera ses portes le 19 novembre 2016. Si vous n’êtes pas encore décidé pour le Parcours pékinois, vous pouvez essayer la visite virtuelle du MAM, garantie sans combattant ni incident.
Il s’en passe de drôles de nos jours à Pékin. Ce centre commercial du coté de Dongzhimen (???) a choisi pour thème d’Halloween : du sang et des fleurs.
À l’extérieur on trouve ces deux installations à faire frémir :

Heureusement, tant que vous n’êtes pas au menu des festivités, je pense que vous devriez arriver à la Toussaint sans encombre. Ceci dit, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, il faut voir l’intérieur de la galerie !


Et en bonus, cette petite animation prise depuis l’escalator. Peut-être que comme moi vous aurez l’étrange sensation que les pétales filent vraiment entre les deux mains géantes.
Je vous présente ma nouvelle table et mes deux nouveaux tabourets, commandés avant les vacances du premier octobre dans une boutique située dans le quartier de Gaobeidiàn (高碑店), en banlieue de Pékin. C’est un quartier réputé pour ses boutiques de meubles. On y trouve du neuf et des antiquités que vous ne trouverez pas ailleurs qu’en Chine.
Suffisamment en périphérie pour ne pas y croiser beaucoup d’autres occidentaux, vous en croiserez néanmoins parce que ces derniers prisent l’endroit. En effet, le nom de Gaobeidiàn circule de bouche en oreille chez les expatriés depuis belle lurette. À vrai dire, ça doit faire près de dix ans qu’on m’en a parlé mais jusqu’à présent je n’avais pas eu besoin ni envie qu’on me fabrique un meuble.
C’est donc après une expédition en voiture entre amis que je vous confirme que l’endroit vaut la peine d’être visité. Ce qu’il y a à y voir ne rend pas très bien en photo, mais mes deux clichés vous laissent néanmoins un petit aperçu de qu’il est possible d’obtenir.
Cette belle table en orme m’a beaucoup plu quand je l’ai vue en magasin. Comme elle était un peu basse à mon goût, j’ai demandé à la faire refaire à mes mesures ainsi que les tabourets qui vont avec. Une fois la somme réglée, il n’y avait plus qu’à attendre la livraison. Je n’ai pas attendu bien longtemps avant la réception, mais grâce à mon billet de blog, vous, vous aurez eu la sensation d’attendre moins longtemps que moi et vous connaissez désormais l’endroit depuis lequel j’écris ces quelques lignes. 🙂
À la fin du mois d’avril, je suis retourné à Hong Kong. J’aurais aimé profiter d’une vue plus dégagée lorsque je suis monté au sommet du pic Victoria, et un peu comme on aurait pu dire en Bretagne ce jour-là : il a fait beau plusieurs fois. Malgré la brume la photo donne déjà une bonne idée de la verticalité des édifices de l’ancienne colonie britannique. Et la verticalité n’est pas qu’architecturale, à Hong Kong les loyers et les nuits d’hôtel atteignent des chiffres vertigineux pour une superficie réduite en comparaison des standards européens ou pékinois… tout ça a de quoi vous faire perdre la tête.

En octobre l’an dernier, je suis allé pour la première fois arpenter la Grande muraille. À cette époque, j’ai bénéficié de conditions météorologiques clémentes et donc propices à la photographie. C’était sur le site de Bādálǐng (八达岭) qui est la section la plus visitée de cet immense monument en pleine nature.
Contrairement au site de Mùtiányù (慕田峪) que j’ai visité deux fois en 2016, on croise à Bādálǐng des touristes chinois en très grand nombre. Il suffit de compter le nombre de personnes présentes sur ce cliché pour s’en convaincre. On se retrouve ainsi à prendre des photos qui comportent souvent des personnes qui n’étaient pas présentes au moment où l’on a déclenché l’appareil.
C’est aussi l’occasion pour les uns et les autres de demander poliment (et facilement) à se faire photographier sans avoir à recourir à la perche à selfie.

Supplément du 7 octobre 2016 :

